Le sigle PSSM signifie Premiers Secours en Santé Mentale. À l’image des gestes de premiers secours physiques, il s’agit d’apprendre à intervenir face à une détresse… psychique.
Une formation citoyenne
Concrètement, les PSSM désignent une formation citoyenne qui permet d’acquérir des compétences pour :
- repérer les signes de souffrance mentale,
- écouter sans juger,
- réagir de manière adaptée,
- orienter vers les bons professionnels.
L’objectif n’est pas de devenir thérapeute, mais d’offrir un premier soutien, en attendant une prise en charge adaptée.
Pourquoi les PSSM sont-ils essentiels ?
Aujourd’hui, la santé mentale est un enjeu majeur. On estime qu’1 personne sur 4 sera concernée par un trouble psychique au cours de sa vie.
Pourtant, face à une personne en souffrance, beaucoup d’entre nous se sentent démunis, par peur de mal faire, de dire quelque chose de déplacé ou simplement par absence de repères.
Les PSSM viennent répondre à ce besoin en offrant un cadre clair pour oser entrer en relation avec quelqu’un qui va mal psychiquement, sans se substituer au soin.
C’est aussi un outil puissant de déstigmatisation : comprendre, c’est déjà changer son regard.
Qu’apprend-on concrètement ?
La formation PSSM repose sur des méthodes validées scientifiquement et déployées dans de nombreux pays.
Elle permet notamment de :
- reconnaître les signes de troubles (anxiété, dépression, addictions…),
- identifier les situations de crise (attaque de panique, idées suicidaires…),
- adopter une posture d’écoute active,
- encourager la personne à demander de l’aide.
Le rôle du « secouriste » est clair : être présent, soutenir et orienter. Il ne s’agit pas de diagnostiquer ni de soigner, mais de maintenir le lien et éviter l’aggravation.
PSSM : pour qui ?
Pas besoin d’être professionnel de santé ; cette formation est accessible à tous.
Elle s’adresse :
- aux proches,
- aux collègues,
- aux managers,
- aux enseignants,
- ou à toute personne souhaitant mieux comprendre et aider.
C’est une démarche citoyenne, au même titre que les gestes de premiers secours physiques.
Une approche profondément humaine
Ce qui fait la force des PSSM, c’est leur dimension profondément relationnelle. Dans une société où la souffrance psychique est encore souvent invisible ou minimisée, savoir dire « Je suis là, je t’écoute » peut déjà être un tournant.
Trois objectifs :
- apprendre à voir ce qui ne se voit pas toujours,
- oser aller vers l’autre,
- contribuer, à son échelle, à une société plus attentive.
Les PSSM nous rappellent une chose essentielle : nous pouvons tous être un maillon du soutien psychique autour de nous. Parce qu’en santé mentale aussi, les premiers gestes peuvent tout changer.
Cet article vous interpelle ? Vous vous retrouvez dans ces lignes ? N’hésitez pas à me contacter pour en discuter.