Les mots ont parfois plus de pouvoir qu’on ne l’imagine. En psychologie, parler n’est jamais un geste anodin : c’est souvent le premier pas vers un changement, une prise de conscience, un mieux-être. Certaines citations résument avec justesse cette réalité clinique. Celle de la romancière Amélie Nothomb en fait partie.

Parler n’est jamais anodin

Cette phrase rappelle une idée centrale en psychologie : la parole n’est pas un simple outil de communication, elle a une portée active. Parler, ce n’est pas seulement raconter ce que l’on vit, c’est déjà engager un mouvement intérieur.

Lorsqu’une personne met des mots sur ce qu’elle ressent, elle commence à donner une forme à ce qui était diffus, confus ou douloureux. Ce passage de l’intérieur vers l’extérieur modifie déjà la manière dont la souffrance est vécue.

Mettre des mots, c’est créer du mouvement

En thérapie, la parole agit comme un déclencheur. Même lorsque les problèmes semblent inchangés sur le plan concret, le fait de parler introduit une transformation psychique.

Exprimer ses pensées, ses émotions ou ses conflits permet :

  • de sortir de l’immobilité,
  • de clarifier ce qui était flou,
  • de faire circuler ce qui était figé.

Parler, c’est déjà ne plus rester seul face à sa souffrance.

La parole comme premier pas du changement

Cette citation souligne aussi une réalité clinique essentielle : le changement commence rarement par une action spectaculaire. Il débute souvent par un mot, une phrase, une prise de parole.

Dire ce qui fait mal, ce qui inquiète ou ce qui fatigue n’efface pas immédiatement la difficulté. Mais cela permet de reprendre une forme de pouvoir sur son vécu, de redevenir acteur de son histoire psychique.

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