Passer un test en psychothérapie peut parfois surprendre, voire même stresser. Et les patients de mutliplier les questionnements : « Pourquoi tel questionnaire et pas un autre ? », « Est-ce vraiment adapté à ce que je vis ? », « Est-ce fiable ? »… Derrière chaque test proposé se cache pourtant une démarche réfléchie, clinique et éthique. Une petite explication s’impose sur la manière dont les psychologues choisissent les outils d’évaluation les plus adaptés à votre situation.
Un choix jamais laissé au hasard
Contrairement aux idées reçues, un test psychologique ne se choisit pas sur un coup de tête. Parce qu’il fait partie intégrante de la démarche thérapeutique, le psychologue va s’appuyer sur plusieurs critères précis pour sélectionner l’outil le plus pertinent, le plus adapté.
1. Le motif de consultation
Le test doit répondre à une question précise : évaluer une anxiété ? une estime de soi fragilisée ? un trouble de l’attention ?
Par exemple :
- Une personne en souffrance face au regard des autres pourra bénéficier d’un test d’estime de soi.
- En cas de doute sur un trouble dépressif, un inventaire des symptômes comme le BDI sera plus adapté.
2. Le profil du patient
Le psychologue adapte le test :
- à l’âge (certains tests sont réservés aux enfants, aux ados ou aux adultes),
- au niveau de compréhension (langage, repères culturels),
- au rapport à l’écrit (certaines personnes peuvent être stressées par les questionnaires).
3. Les objectifs de la thérapie
Le test n’aura pas le même rôle selon le moment de la thérapie :
- Au début : faire un état des lieux.
- Pendant : évaluer l’évolution ou affiner l’accompagnement.
- À la fin : mesurer les progrès et prendre du recul sur le chemin parcouru.
4. La fiabilité scientifique du test
Un psychologue n’utilise que des tests validés, c’est-à-dire ayant fait l’objet d’études sérieuses :
- Normes statistiques,
- Fiabilité des résultats,
- Sensibilité à l’évolution d’un trouble.
ATTENTION : les tests trouvés sur Internet, même populaires, ne sont pas forcément fiables ni interprétables sans formation.
5. Le cadre éthique et déontologique
Tout test est encadré par :
- Le consentement éclairé du patient,
- Le respect de la confidentialité,
- Une interprétation responsable : un test n’est jamais un verdict, c’est un outil de dialogue.
Le psychologue : bien plus qu’un administrateur de tests
Passer un test, c’est une chose. Mais le comprendre, le relier à ce que vous vivez, et en faire un levier de changement, c’est là que le psychologue intervient.
Il ne se contente pas d’un score ou d’une grille : il contextualise, analyse, explique, pour que le test devienne un point d’appui dans le travail thérapeutique.
Il aide le patient à comprendre que le test est au service de son mieux-être, jamais un jugement. C’est un outil précieux pour mieux vous connaître, faire émerger des questions ou des ressources insoupçonnées. Bien choisi, bien expliqué, bien intégré, un test peut devenir un accélérateur de compréhension et de changement.
En résumé ?
Le choix d’un test psychologique n’est jamais anodin. Il s’inscrit dans une démarche personnalisée, rigoureuse, respectueuse de la personne. C’est un outil au service d’un accompagnement sur mesure, et non une grille d’évaluation impersonnelle. Si votre psychologue vous propose un test, n’hésitez pas à poser des questions : comprendre pourquoi, c’est déjà commencer à avancer.
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